
Le chanteur et compositeur kabyle, Chérif Kheddam, décédé lundi 23 janvier dans un hôpital parisien, a été enterré vendredi 27 janvier dans son village natal, At Boumessaoud, sur les hauteurs de Kabylie. Une foule immense a assisté à l'enterrement.
Des milliers de personnes sont venues de nombreuses régions d'Algérie et de France pour rendre un dernier hommage à ce monument de la chanson kabyle.
Chérif Kheddam, 85 ans, est décédé à Paris où il se faisait soigner pour une insuffisance rénale.
Poète, musicien, chef d'orchestre de talent, l'homme a formé plusieurs générations de chanteurs kabyles, à l'exemple d'Idir ou de Ferhat Mhenni.
Chérif Kheddam fera ses gammes comme tous les musiciens algériens de l’émigration dans les cafés parisiens, dans les années 140 et 1950, où se rencontraient les travailleurs émigrés.
Il signe son premier contrat en 1956 avec la maison Pathé Marconi et commencera une carrière aussi riche que longue. Après plusieurs années d’exil en France, il rentra en Algérie une année après l’indépendance du pays en 1962.
« Les chanteurs de demain »
Il intègre la RTA (radio et télévision algériennes) où il occupera plusieurs postes avant d’animer une émission « Les chanteurs de demain », sur la chaine II, la radio kabyle.
Son émission sera une véritable pépinière d’où sortiront des légions de chanteurs et de chanteuses.
Il a chanté l’exil, la femme, l'amour la misère, l’Algérie, la majesté des montagnes du Djurdjura qui l’ont vu naitre, l’amour… Chérif Kheddam aura été un grand poète doublé d’un talentueux musicien, méticuleux, perfectionniste.

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Algérie : Décès de Chérif Kheddam, monument de la chanson kabyle



Commentaires
Même le FFS n'a rendu aucun hommage à l'artiste,son blog officieux tenu par le fameux "El mouhtarem" préfère parler d'autres choses.
Lila, tu as bien vu ! le porte parole du nazizme arabe, a travers son chiffon dénommé echorok, n'a fait que son devoir devant ses maîtres : mépriser la région qui a su donner ses meilleurs enfant pour le voir aujourd'hui écrire en toute liberté... Bref la technologie bédouine, ne m’atteint pas moi en tout cas, au contraire ils me font rire.
ET Les grands ne meurent jamais . Paix a ton âme Da Cherif.
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