Algérie : Les ossements de résistants algériens entreposé à Paris prêts à être restitués

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La France est prête à restituer les restes de résistants algériens entreposés depuis 1880 au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) à Paris. Alain Froment, responsable scientifique des collections d’anthropologie biologique au Muséum, a indiqué vendredi 20 janvier au site Paris-Normandie que « L’Algérie va d’ailleurs entamer une procédure de restitution » de ces restes mortuaires.


L’annonce a été faite à l’occasion de la cérémonie de restitution d’une vingtaine de têtes maories au musée national néo-zélandais Te Papa Tongarewa, qui aura lieu lundi 23 janvier, au Musée du Quai Branly à Paris.

Alain Froment n’a pas fourni davantage de précisions sur les restes de ces résistants algériens tués par l’armée française depuis le début de la colonisation française en Algérie en 1830.

La découverte de ces restes de dizaines de résistants algériens est à l’initiative de Farid Belkadi, chercheur algérien spécialiste de l'histoire antique et de l'épigraphie libyque et phénicienne.

Selon Farid Belkadi, ces ossements qui portent un numéro d'ordre inscrit à même l'os appartiennent notamment à Chérif Boubaghla, à Cheikh Bouziane, à Moussa El-Derkaoui, à Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui.

La tête momifiée d'Aïssa Al-Hamadi, lieutenant du Chérif  Boubaghla, le moulage intégral  de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l'Emir Abdelkader, font également partie de cette collection.

« Il a fallu des recherches subsidiaires pour savoir qui était qui, en  ce qui concerne les donateurs ou les collectionneurs, certains sont médecins  militaires, d'autres sont anthropologistes », avait confié le chercheur algérien à l’APS en mai 2011.

Farid Belkadi avait entrepris de nombreuses démarches auprès des institutions algériennes pour qu’elles réclament officiellement ces restes, toutefois celles-ci sont restées dans les cartons.

A l’époque de cette révélation, Philipe Mennecier, directeur des collections au MNHN de Paris, indiquait que rien ne s’oppose à leur rapatriement en Algérie peu pour que les autorités algériennes en fassent la demande.

« Rien n'empêcherait le rapatriement de ces restes mortuaires, précisait-il. Il suffit que la partie algérienne en formule la demande (…) Ce sont à l'origine des donations qui font partie du patrimoine national. Et  seul un accord entre l'Etat algérien et l'Etat français pourrait faciliter la démarche de rapatriement ».

Mohammed Lamjad ben Abdelmalek, dit le Chérif Boubaghla, fut l'initiateur d'une révolte populaire, qui porte son nom, contre la colonisation française dans la région du Djurdjura.

Il dirigea cette insurrection, jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1854, suite à une dénonciation.

Ahmed Bouziane, dit Cheikh Bouziane, initia la révolte des Zaatchas, une tribu installée dans la région de Biska, dans le sud d’Algérie.

Héros de cette résistance déclenchée en 1849. Ahmed Bouziane a trouvé la mort le 26 novembre 1849. Sa tête ainsi que celle de son fils furent coupées et accrochés à l'une des portes de la ville de Biskra.

Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader, a été tué lors d’une bataille à El- Mallah près de Miliana, le 11 novembre 1843.

Commentaires  

 
0 #8 18-04-2012 12:26
qu'ils n'oublie pas les Algeriens les compagnons de l'Emir Abdelkader enterres dans la foret de la prison de l'ile sainte marguerite en face de la ville de cannes. Ils n'ont aucune visite a part les touristes qui passent.
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+1 #7 21-01-2012 12:37
"...Chérif Boubaghla, fut l'initiateur d'une révolte populaire, qui porte son nom, contre la colonisation française dans la région du Djurdjura."

Boubeghla a mené son insurrection dans la région des Babors et non dans le Djurdjura.
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+10 #6 jazayri 21-01-2012 09:18
[quote name="A.HOCINE"]
Hum ça sent la grosse imposture! Pour s'acharner à cacher les corps de tels héros dans un sous-sol de caserne, Boumediène devait avoir des choses à se reprocher à leur sujet; peut être avait il quelque chose de grave à cacher, à vouloir les enterrer le plus profond possible. Boumédiène et ses pairs du MALG, n'auraient ils pas balancés Amirouche et Si El Houas à l'armée française, puisque il parait que les transmissions et liaisons à l'intérieur étaient dirigées et gérées par le MALG. Plausible, puisque on sait maintenant qu'au moment où la fragile Armée de l'intérieur affrontait la puissante armada française, l'armée des frontières avec le MALG planifiait la prise de pouvoir déjà en bloquant toute la logistique destinée à l'Armée de l'intérieur, et en éliminant les redoutables chefs, potentiels futurs obstacles à leurs desseins, à l'exemple de Abane Ramdane.
Toutes les ordures seront démasquées et jetées dans la poubelle de l'Histoire
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+6 #5 jazayri 21-01-2012 09:12
Citation en provenance du commentaire précédent de A.HOCINE :
Drole de coïncidence, hier je lisais dans El Khabar version en langue arabe ,l`histoire des corps des colonels Amirouche et Si El Haoues racontee par l`un des officiers qui a ramene les corps de Bousaada, et places dans une caserne de Gendarmerie sur ordre de Boumediene.
Ainsi donc les sepultures de heros algeriens sont soit dans les casernes soit dans les musees. Dieu reconnaitra les siens partout .
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