
La coach Academy lancée par la FAF pour trouver la « grosse pointure » qui dirigera la sélection algérienne de football pour remplacer le «général » Benchikha est entrée dans sa phase finale. A l’issue d’une opération de casting de 43 noms, la fédération algérienne a donc retenu 5 «grosses pointures» : Le bosniaque Vahid Halilhodzic, le français Philippe Troussier, l’argentin José Nestor Pekerman, l’allemad Jürgen Klinsmann et le Brésilien Carlos Dunga.
Dotée de moyens presque illimités depuis la qualification des Verts au Mondial sud-africain de 2010, la FAF va donc dépenser sans compter pour honorer les exigences financières du futur sélectionneur.
L’aide accordée par l’Etat ainsi que l’apport des sponsors et de l’équipementier devraient largement suffire pour payer salaires et autres avantages de cette future «grosse pointure».
Après avoir opté pour la préférence nationale dans le choix du sélectionneur, Mohamed Raouraoua, véritable patron du football algérien, s’est aujourd'hui tourné vers l’étranger pour dénicher cette perle qui fera oublier la débâcle des Verts dans les éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des Nations de 2012.
Oublié le technicien national de haut niveau, la FAF veut voir grand. Oui, sauf que ce choix d’un sélectionneur de haute voltige, qui au demeurant n’offre aucune garantie de réussite, a un prix. Un prix exorbitant.
Revue de détails des cinq prétendants et ce qu’ils en coûteraient au contribuable algérien.
Vahid Hallilhodzic
A la tête de la sélection ivoirienne qu’il a dirigée pendant deux ans avant d’être viré en 2010, Vahid Hallilhodzic touchait un salaire annuel de 740 000 euros, soit plus de 61 666 euros par mois.
En monnaie locale, ce salaire représente donc 6,2 millions de dinars. Soit l’équivalent de 20 salaires de députés ou l’équivalent de 4186 SMIG. Ou bien le salaire de 157 médecins résidents, en grève depuis 80 jours.
Dunga
Sélectionneur de l’équipe du Brésil, Carlos Dunga émargeait à 800 000 euros par an, soit plu de 66 666 euros mensuels. En monnaie locale, cette rémunération représente 6,779 millions de dinars. Soit le salaire de 225 journalistes dont la rémunération moyenne se situe à hauteur de 30 000 dinars.
Klinsmann
Même s’il est peu probable que les Algériens lui accordent un tel salaire, il est utile de rappeler qu’à l’époque où il dirigeait le Bayern de Munich jusqu’en avril 2009 date à laquelle il a été remercié pour mauvais résultats, Jurgen Klinsmann percevait un salaire annuel de 5,5 millions d’euros, soit 459 000 euros par mois.
Avec Klinsmann comme sélectionneur, nous sommes dans des dimensions stratosphériques en matière de rémunération. Son salaire mensuel équivaut à celui de 1412 gardes communaux réunis (33 000 dinars par mois).
Nestor Pekerman
L’ancien sélectionneur de l’équipe d’argentine évalue à une échelle nettement inférieure à l’allemand en matière de rémunération.
Selon notre confrère sportif Compétition, le salaire annuel de Pekerman est de 504 000 euros par an, soit 42 000 euros par mois. Tout de même, cette rémunération représente le salaire mensuel de 126 policiers algériens après augmentation.
Philipe Troussier
Reste le dernier prétendant, Philipe Troussier, grand ami de Mohamed Raouraoua. Comme sélectionneur du club Chinois Shenzhen Ruby, Troussier a signé en février 2011 un contrat pour un montant annuel de 709 200 euros. Soit un salaire mensuel de 59 100 euros par mois.
Ramené à l’échelle du pays, cet émolument équivaut à onze fois le salaire du Premier ministre Ahmed Ouyahia qui lui perçoit environ 500 000 par mois.
A titre de comparaison, l’ancien sélectionneur des Verts Rabah Saâdane, poussé à la porte en septembre 2010, percevait une rémunération annuelle de 245 000 euros par an, soit 20 418 euros mensuel.
Même avec un salaire aussi «dérisoire», Rabah Saâdane a réussi à qualifier l’Algérie au mondial de l’Afrique du Sud et à la Coupe d’Afrique en Angola organisée la même année.
C’était avant qu’il ne devienne à nouveau un paria.
Pour paraphraser l'entraineur algérien Boualem Charef qui a dirigé les Verts par le passé, si les responsables de la FAF optent pour un sélectionneur étranger, pourquoi ne pas opter également pour des étrangers pour diriger la fédération?


Commentaires
leur minable salaire ou de leur statut, et on finit par accéder à leurs doléances en les tabassant et en les menaçant mais pour recruter un entraineur étranger,on ne fait pas la fine bouche,on est prêt à débourser des milliards en devises(déjà que l'entraineur local coute les yeux de la tête!) pour le prestige du foot,pour cette discipline appelée sport-roi,on ne compte pas et l'argent coule à flot mais que le fonctionnaire ose "quémander" quelques deniers pour boucler son mois ,et c'est la matraque qu'on lui sort!
L'Etat a trouvé deux bonnes grosses ficelles pour nous endormir tous, si ce n'est pas la religion, c'est le foot ! souvenez-vous de la pré-campagne d'oum-dorman, un pays en transe généralisée...
Malheureusement on les a, ils sont présque tous originaires de Tlemcen à part leur chef qui en ce moment joue à la girouette. ils échangent leurs sacs de dinars en €. Ils ont tous pied à terre en Europe où ils se soignent pour un simple bobo au frais de la princesse. Ils ont soit la double nationalité ou carte de résident. Leurs progénitures y font des études. Ils habitent tous au club des pins avec piscine et plage privée. Ils profitent et font profiter leurs proches des affaires et des avantages que l'Algérie leur procure. etc. etc........
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