Le cabinet français, Sherman & Sterling LLP, aurait évalué à 7 milliards de dollars l’opérateur de téléphonie mobile, Orascom Télécom Algérie. Le gouvernement algérien dit ne pas avoir encore reçu l'évaluation et la maison mère de Djezzy affirme ne pas avoir été destinataire de cette évaluation.
Lundi 19 septembre le site Internet Mubasher.info indiquait que le cabinet Sherman & Sterling LLP aurait présenté son rapport d’évaluation aux autorités algériennes, citant un haut responsable d’Orascom Telecom Holding dont l’identité n’a pas été révélée.
Celui-ci estime en revanche que la maison-mère n’a pas toujours reçu le rapport d’évaluation, rappelant que les négociations entre les deux parties se sont arrêtées, aux lendemains des révoltes dans les pays d’Afrique du Nord.
Ce même responsable souligne qu’ OTH souhaite trouver une solution amicale au contentieux, d’autant plus que l’entreprise compte investir massivement dans la course pour l’obtention d’une licence 3G en Algérie.
Khaled Bishara, PDG d’OTH, a affirmé à Reuters que la compagnie n’a reçu aucune information officielle sur l’évaluation de l’opérateur Djezzy.
Le ministère de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication n'a pas encore reçu l'évaluation de Djezzy, la filiale algérienne d’Orascom Telecom (OT), selon une source haut placée au sein du département de Moussa Benhamadi.
« Nous n'avons pas encore obtenu l'évaluation, il est donc encore trop tôt pour parler de chiffres. C'est tout ce que je peux dire sur le sujet de Djezzy pour l'instant », a déclaré la source à Reuters, en demandant à ne pas être identifiée car non autorisée à parler à la presse.
Serait-ce alors un coup de bluff des Egyptiens pour faire monter les enchères ou pour pousser les Algériens à donner des pistes?
Toujours est-il que cette évaluation s’approche de la transaction réalisée entre Orascom Télécom et l’opérateur sud-africain MTN et qui a été interrompu par le gouvernement algérien, lequel a fait valoir son droit de préemption.
C’est également le même montant exigé par Naguib Sawiris, ancien patron d’Orascom Telecom, avant que la compagnie ne passe entre les mains des russes Vimpelcom.
Le gouvernement algérien avant lancé en novembre 2010 un appel d’offres international afin d’être accompagné dans l’évaluation de Djezzy.
Trois mois plus tard, le cabinet-conseil Sherman & Sterling LLP a remporté l’appel d’offres pour un montant de 2,15 millions de dollars et a proposé un délai de 100 jours pour l’achèvement de cette évaluation.
Alors que les négociations sont bloquées, le bras de fer se poursuit entre OTH et le gouvernement algérien. Si Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, réaffirmait récemment devant le parlement le droit légitime de l’Algérie de racheter Djezzy, la holding OTH dénonçait elle une « nationalisation déguisée ».


Commentaires
Une entreprise publique est forcément mal managée.
L'état n'a pas pour vocation de gérer des entreprises dans un cadre concurrentiel .
Pour Djezzy c'est facile de citer des noms de repreneurs potentiels sauf que ces repreneurs ne se manifesteront surement pas vu que personne ne veut revivre la mésaventure de Sawiris .
Occupons nous maintenant du mal (e) qui ronge les familles et les personnes. Il est vrai qu'il vous faut des preuves, peut être ?
La souffrance et la maladie de tout un peuple ne se mesure pas et n'a pas de limites. ce n'est pas comme le sucre, l'huile, le pain...
Le problème ne vient pas des taches, ni de l'huile !
dans un pays ou le président est encore recherché par la cour des comptes vous vous attendez à quoi? wallah wallah et wallah il est revenu pour mener le pays à une guerre civile et il est à quelques millimetres de réussir son coup, sans un vrai eveil des patriotes on va bientôt vive the day after
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