Violée, étranglée puis jetée sur le toit d'un hôtel de la Mecque, en Arabie Saoudite... Partie avec son tuteur Boumediene Khatib pour effectuer le rituel de la Omra en terres saintes, Sarah Khatib, 14 ans, a été retrouvée morte mardi 14 septembre. Crime crapuleux? Crime passionnel? Accident? Les autorités saoudiennes ont ouvert une enquête jeudi 16 septembre. Différentes versions circulent actuellement sur les circonstances de la mort de la jeune fille d'origine algérienne.
Selon certains journaux saoudiens, la jeune fille essayait d'échapper à une tentative de viol et se serait jetée du balcon ou de la terrasse de son hôtel. Selon la presse algérienne, elle a été violée puis tuée avant d’être jetée du 16e étage de l’hôtel où elle séjournait. Le porte-parole de la police de la Mecque, le commandant Abdel Mohsen al-Mayman, cité par la presse, a annoncé que «quatre employés de l'hôtel, originaires du Yémen et du Bangladesh, ont été appréhendés et sont interrogés». Il a également indiqué que l'adolescente, qui réside en France, était venue avec des membres de sa famille à la Mecque, premier lieu saint de l'islam, pour effectuer la Omra, pèlerinage accompli hors des dates du grand pèlerinage annuel. Le commandant Mayman a ajouté que le corps de la jeune fille est actuellement à la morgue de l’hôpital King Fayçal où il a été autopsié.

Rassemblement des pèlerins algériens devant l'hôtel où séjournait Sarah
L'affaire a suscité l'émoi des Algériens. Quelque 300 pèlerins algériens se sont rassemblés devant l'hôtel mercredi 15 septembre pour réclamer une enquête sur les circonstances de la mort de la jeune fille. Ils exigeaient également la présence des diplomates algériens accrédités en Arabie Saoudite. le gouvernement algérien a réclamé une enquête sur les circonstances de cette mort violente de la jeune Sarah. Son père biologique, Mohamed Benouis, installé à Tlemcen, dans l'ouest d'Algérie, réclame également toute la vérité sur mort de son enfant. Sarah Khatib (ou Benouis, nous ne sommes pas en mesure de confirmer sa véritable identité) a quitté l'Algérie à l'âge de 4 ans, suite au divorce de ses parents. Confiée à un tuteur, Boumediene Khatib, ancien employé d'une entreprise pétrolière, Sarah vivait à Marseille, en France. Depuis l'annonce de la mort de l'adolescente, plusieurs versions et hypothèses circulent dans les journaux sur les véritables circonstances de cette disparition, sur les mobiles du crime ainsi que sur les auteurs présumés
Le journal Saudi Gazette (www.saudigazette.com.sa) a rapporté que deux employés yéménites qui avaient été appréhendés par la police saoudienne séjournaient d’une façon irrégulière et ont violé la législation de travail en vigueur dans ce pays connu pour son rigorisme religieux. L’un des deux employés aurait avoué avoir noué une relation avec la victime durant le mois de ramadhan. Le site Burnews (www.burnews.com) a fait part jeudi de nouveaux détails. Selon ce journal, Sarah Khatib a disparu dans l’après-midi du mardi 14 septembre lorsqu’elle a tenté de regagner sa chambre située au quatorzième étage de l’hôtel. Trois individus l’ont kidnappée, amenée sur le toit de l’hôtel, violée avant de la tuer, rapporte ce site. La jeune fille, ajoutait Burnews, a tenté de se défendre, s’est débattue mais ses agresseurs ont étouffé ces cris pour qu’elle ne puisse pas donner l’alerte. Le site révélait enfin que le médecin légiste a confirmé que la défunte a été violée, étranglée et étouffée.

Au milieu de la photo, Boumediene Khatib, le tuteur de Sarah
Boumediene Khatib, le tuteur légal de Saha qui s’est confié au journal saoudien Al Riyadh (www.alriyadh.com) a indiqué que la défunte était scolarisée dans un lycée en France, qu’elle était très pieuse et pratiquait le Taekwondo depuis l’âge de 4 ans. Il racontait qu’avant la prière d’El Aïcha, Sarah lui avait demandé l’autorisation d’aller diner avec une femme avec laquelle elle avait lié connaissance. Toutefois, en croisant cette femme dans les couloirs de l’hôtel, celle-ci lui a annoncé qu’elle n’a pas vu Sarah. Paniqué, Boumediene a alors alerté la police. C’est un des employés de l’établissement qui l’informera que le corps d’une jeune femme a été retrouvé sur le toit d’un hôtel voisin. Boumediene a précisé au même journal que la dépouille de la jeune femme était intact, hormis un hématome au pied, ce qui laisse supposer que le corps n’a pas été balancé dans le vide. Le tuteur révèle qu’entre la disparition de Sarah et la découverte de son corps, il ne s’est passé pas plus qu’une demi-heure.
A Alger, le quotidien arabophone Algérien El-Khabar a affirmé jeudi 16 septembre que la jeune fille avait été violée sur la terrasse de son hôtel, puis tuée par trois Pakistanais qui ont ensuite jeté son corps. Le quotidien arabophone algérien Ennahar rapporte une autre version des faits: l'adolescente aurait été violée dans sa chambre par un Yéménite, qui a profité de l'absence de son père, parti accomplir la prière de l'aube. L'homme a ensuite tué la jeune fille puis jeté son corps du balcon de sa chambre.
(Photo Une El Khabar. Document reproduit grâce à l'aimable autorisation de la direction du journal)
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Droit de suite :
Le site internet saoudien Alriyadh (www.alriyadh.com) indique dans un article mis en ligne samedi 18 septembre et signé par Turki Al Souiheri que l'enquête sur l'assassinat de la jeune Sarah Khatif est en passe d'être bouclée. Le journal rapporte que la commission d'enquête mise en place par les autorités saoudiennes a remis en liberté vendredi 17 septembre «les prévenus d'origine asiatiques» interpellés peu de temps après la découverte du corps de la jeune fille.
Le porte-parole de la police de la Mecque, le commandant Abdel Mohsen al-Mayman, cité par la presse saoudienne, avait annoncé que «quatre employés de l'hôtel, originaires du Yémen et du Bangladesh, ont été appréhendés»pour être interrogés.
Par ailleurs, Alriyadh publie de nouveaux documents photos censés représenter les lieux du crime. Nous les reproduisons en mentionnant leur provenance.

Traces de sang sur le lieu où Sarah serait tombée (Document Alriyadh)

Turki Al Souiheri, journaliste d'Al Riyadh, montrant les traces de sang présumé de la victime



Commentaires
si pour dieu n éxiste pas alors le paradis non plus n éxiste pas !!!! ta vie est triste a s ke j voit :(
Pourquoi les gens doivent partir dans ce desert aride (a tous les sens du terme) pour accomplir leur religion??
Pourquoi devoir se courber face a l'arabie-saoudite pour etre un ``musulman 100%``??
Un complexe d'inferiorite handicapant!!
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