«Guerre d'Algérie, la déchirure», un film aux archives inédites en mars 2012

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Des archives inédites, des images jamais vues. La chaîne France 2 diffusera en mars prochain un documentaire intitulé « Guerre d'Algérie, la déchirure », à l’occasion du 50e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie en juillet 1962.


Ce film, en deux parties de 55 minutes, a été conçu par le réalisateur Gabriel Le Bomin, auteur notamment d'un long métrage remarqué sur la Première guerre mondiale, « Les Fragments d'Antonin », et par l'historien Benjamin Stora, spécialiste de l'Algérie coloniale et de la guerre d'Algérie.

Pour le préparer, ils ont eu accès à des archives inédites de l'armée française, des sources algériennes, des images de la BBC et de télévisions d'Europe de l'Est, des fonds amateurs collectés par des cinémathèques régionales, des films familiaux ou de la Croix-Rouge suisse.

« Au total, on avait 140 heures de rushs disponibles, pour deux heures de récit. L'ECPAD (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, ndlr) nous a permis de travailler à partir de rushs d'origine, et non de films montés. Nous avons aussi été autorisés à utiliser des films dont la diffusion était jusque là interdite », explique à l’AFP Gabriel Le Bomin.

« C'était vraiment une grande nouveauté. Il y a aussi eu tout un travail dans des cinémathèques, notamment d'anciens pays de l'Est, où l'on a pu accéder aux archives des maquis algériens. C'était l'ambition du film, d'avoir un champ/contre champ: raconter le point de vue français, mais aussi celui du FLN ».

L'optique était double: réaliser un documentaire global racontant de manière pédagogique l'ensemble de la guerre d'Algérie, et faire « le premier film français tout en archives » sur le sujet, sans témoignages mais accompagné d'un commentaire en voix off de l'acteur Kad Merad, lui-même né en Algérie en 1964, explique Benjamin Stora.

« C'est un film très original et très difficile à faire, parce qu'il y a des épisodes de cette histoire qui n'ont pas d'archives filmées. Donc il a fallu travailler à leur représentation filmique », ajoute-t-il.

Les attentats ou la torture manquent ainsi d'archives directes, mais ont pu être racontés notamment à travers des images de victimes.

Parmi les archives jamais vues à la télévision française, le film montre des images de cadavres de soldats, parfois mutilés. Ou la visite en 1958 en Chine de Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA, front politique du FLN), accueilli par une foule immense.

Il a fallu un peu moins d'un an pour fabriquer « Guerre d'Algérie, la déchirure », qui a fait l'objet d'un travail de colorisation, certaines images étant originellement en couleur et d'autres en noir et blanc. Sa diffusion, dont la date exacte n'est pas encore précisée, sera suivie d'un débat animé par le journaliste de France 2 David Pujadas.

Commentaires  

 
-1 #10 25-03-2012 09:00
Les actes ignobles commis tant a l`encontre des Algeriens que des Francais par le cote soit disant FLN etaient des actes isoles relevant des crimes de droit commun que ces delinquants toujours vivant amputes aux FLN . bon nombres d`entre eux etaient indicateurs donc condamnes par les 2 parties imais ils ont profites de l`amnestie d`ou ce malaise profond puisque certains ont eut des postions en Algerie c`est 1 vraie champs de mines a tout moment ...
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+2 #9 26-02-2012 05:25
je rejoins totalement vote opignon 50 ans de mensonges et d imposture historique, rhytme par des luttes de pouvoir et d interets, et si nous en parlons encore cela temoigne juste du fait que le travail de decolonisation est innacheve. aujourdhui encore des Algeriens devenu "des Francais issuent de l immigration "ou encore "de la diverssite" subissent le poid de ce passe, les Algeriens pauvres malgre un pays qui reggoege de richesse longent les murs du consulat de fr pour quemender un visa, la reconnaissance du passe( genocide, essai nucleaires....) est imperative si on veux parler du futur
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+1 #8 24-02-2012 08:46
Regardez d´abord ce documentaire ensuite debattez sans acharnement mais avec objetivité, loin d être un donneur de lecons vu que la modestie est ma vie! algeriens (iennes) des deux rives n´oublions jamais notre histoire. Apres 67 ans d´occupation allemande, les francais parlent et parlent tjrs de leure histoire...mauvais exemple mais effectif pour la société.
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+4 #7 23-02-2012 14:35
Il est claire que les commentaires ci-dessus mentionnés appartiennent à des jeunes qui n'ont pas vécu la guerre d'Algerie. Voilà pourquoi donc ils prennent à la légère cette période importante de l'histoire de notre pays et toute la souffrance d'un peuple devant la machine de guerre française. Il faut toujours garder à l'esprit que l'histoire est la mémoire d'une nation qui se respecte.
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