Le gouvernement algérien a autorisé 10 nouveaux partis politiques à tenir leurs congrès constitutifs dans la foulée de l’adoption en décembre 2011 d’une nouvelle loi sur les partis. Anciens ministres, enfants du système, islamistes purs et durs ou islamistes « modérés », vrais ou faux opposants au pouvoir, on sait peu de choses sur les parcours des responsables de ces dix nouveaux partis qui souhaitent présenter des candidats aux prochaines législatives. DNA a décidé de consacrer une série d’articles à ces nouveaux chefs de partis.
Abdelaziz Belaid, El Moustakbel
Ancien patron de l’UNJA (Union nationale de la jeunesse algérien), M. Belaid a fait un parcours politique en zigzag. Député du FLN (Front de libération nationale), ex-membre du comité central de ce parti avant de larguer ses amarres en créant un parti politique, El Moustakbel, à la faveur de la nouvelle loi sur les partis politiques.
Un sacré personnage Abdelaziz Belaid. Chef de l’UNJA pendant plusieurs années, deux fois députés du FLN, rescapé d’une tentative d’assassinat, poursuivi en justice pour détournements de fonds, victime d’une chasse à l’homme par le clan présidentiel, membre du comité central du FLN, aujourd’hui déclaré opposant. Sacré personnage, en effet.
Elu deux fois député du FLN en octobre 1997 puis en mai 2002, Abdelaziz Belaid a longtemps frayé au sein de l’ex-parti unique avant de prendre ses distances.
Nous sommes en 2004.
La campagne électorale pour la présidentielle bat son plein. En face du président Bouteflika, candidat sortant, il y a notamment Ali Benflis, son ancien chef du gouvernement, SG du FLN avant d'en être éjecté.
Dans cette campagne sanglante, le FLN se divisera en deux camps : les fidèles à Benflis et les ralliés à Bouteflika. Abdelaziz Belaid, à la tête de l’UNJA, décide de soutenir Benflis.
Mal lui en a pris. Il sera vite éjecté de son poste quelque mois plus tard par le clan présidentiel qui ne lui pardonnera jamais d’avoir mis l’organisation au service de l’ancien chef du gouvernement.
En janvier 2004, quatre mois avant le scrutin présidentiel, Abdelaziz Belaid fera l’objet d’une mystérieuse tentative d’assassinat à Sidi Fredj, une station balnéaire sur le littoral algérois où il avait ses quartiers.
Au cours d'une soirée en ce mois de janvier 2004, il sera pris pour cible par des tirs d’un inconnu. Règlement de comptes, acte terroriste, tentative d’intimidation ?
La gendarmerie nationale avait à l’époque ouvert une enquête sur cette agression, mais aujourd’hui encore on ignore tout de ces investigations.
Le temps passe. Abdelaziz Belaid se fait discret.
Trois années plus tard, en février 2007, il fera l’objet de poursuite judiciaire au tribunal de Chéraga, sur les hauteurs d’Alger, pour détournement de fonds présumé d’un montant de 3 milliards de centimes.
La nouvelle direction de l’UNJA l’accusait d’avoir commis des micmacs dans la gestion du centre de jeunesse de Sidi Fredj.
Interrogé à l’époque par la presse, Abdelaziz Belaid a expliqué que ces 3 milliards, versés par le ministère des Finances, ont été consacrés aux travaux de rénovation du centre de Sidi Fredj.
Son successeur à la tête de l’UNJA, Mohamed Madani, évincé depuis, a livré une autre version des faits.
M.Madani a soutenu, qu’en prenant possession de l’organisation, il avait hérité d’une structure qui cumulait plus de 7 milliards de centimes de dettes dont « 500 millions relatifs à l’approvisionnement en viandes ».
Mohamed Madani, lui, sera accusé par son successeur d’avoir abusé des mêmes pratiques que son prédécesseur.
Aujourd’hui encore, on ignore tout de la plainte déposée contre Abdelaziz Belaid au tribunal de Chéraga.
A-t-elle été classée ? L’instruction est-elle toujours en cours ?
Loin d’être atteint par ces remugles politiques et ces déboires judiciaires, Abdelaziz Belaid poursuit son petit chemin se consacrant à ses affaires.
C'est ainsi qu'en 2008, il ouvrira une clinique ultra moderne, située à Kouba, banlieue d'Alger, spécialisée dans les dyalises.
Après une petite « traversée du désert », il reviendra au bercail du FLN en se faisant élire au comité central du parti. Il en démissionnera en décembre 2011 pour créer son nouveau parti, El Moustakbal (l’avenir). Celui-ci possède désormais un siège à Didouche Mourad, l'une des plus prestigieuses artères d'Alger.
L’idéologie de cette nouvelle formation est résumée en quelques mots : « Un parti du centre, patriote et nationaliste, qui puise ses principes dans les constantes nationales et le message de la Révolution de Novembre 54, humaniste et éternel et qui consacre le caractère républicain de l'Etat algérien moderne et sacralise la volonté des Algériens à vivre libres et dans la dignité ».
Un sacré personnage.



Commentaires
Front de tous
... les malheurs
De tous les affronts
Front anti-populaire !!
Tu as su façonner
L'homme domestiqué
à ta guise
Tu as su fabriquer
Des béni-oui-Oui
A tous bouts de champs,
Des corrupteurs
Et des corrompus
En quantité.
Des orphelins
Et des va-nus-pieds
Partout
Où , tu as mis tes pieds
Tu as su
Emprisonner
L'innocence
D'un peuple
Sans pojets
... Sans avenir !!
Tu as su
Confisquer
Toute l'Histoire,
Extirper
Mes derniers sous
De ma poche
Et mon premier espoir
Jamais réalisé !!!
Quelque part le 1er Novembre 1994
Ce cadre sans esprit issu d'une république banannière, peut pour satisfaire ses instincts boulitique, signer un chéque à blanc pour les forces de l'OTAN pour occuper l'ALGERIE de maniére définitive comme il a l'habitude de dilapider les biens de l'UNJA qui a ruiné la jeunesse Algerienne.
J'ai eu à connaitre ce niveau ardoise de BELAID, un seul crédo l'anime : Plus rentier et opportuniste affairiste que moi? JE TE TUS, telle est l'expression permanente qui se degages de ui. RAHET LABLED ALLAG YASTAR IL Y A BEAUCOUP DE BELAID ET NON PAS DES BILL GATT de microsoft !
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