Tiaret, un jeune se suicide : « Ahrag rouhek la rak rajel (brûle toi si tu es un homme) »

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Les émeutes se sont propagées dans la ville de Tiare, à 350 km à l'ouest d'Alger, après les funérailles du jeune Missoumi Hichem, qui s'était immolé le jeudi 26 janvier, après une vive altercation avec un policier en faction. Des centaines de jeunes et moins jeunes de Tiaret et des communes environnantes  ont assisté aux funérailles de Hichem. Après l'enterrement, des rassemblements se sont formés et des affrontements ont éclaté.


Le siège de l'agence foncière qui se trouve non loin du cimetière a été saccagé par des émeutiers en colère.

Les commerces ont baissé rideaux alors que les force anti-émeute sont intervenues pour disperser les manifestants avec du gaz lacrymogène.

Jeudi 26, Hichem, marchand ambulant, s’est immolé après un vif échange avec un policier.

L'altercation a débuté lorsque l’agent de l’ordre, en application d'une décision du wali de Tiaret mettre fin au marché informel, au centre ville, a forcé Hichem à cesser son activité.

Selon la sœur du défunt, interrogée par DNA, « Hichem n'allait pas s'immoler mais les agents de police « l'y ont quasiment poussé en lui disant ‘ahrag rouhek la rak rajel’ (brûles toi si tu es un homme).»

« Aucune enquête n'a été initié pour déterminer les véritable circonstances de cet incident », déplore la sœur du défunt

Brulée au troisième degré, la malheureuse victime a succombé à ses brûlures lundi 30 janvier.

Hichem, né à Oued Rhiou, à l’ouest d’Algérie, est issu d'une famille pauvre qui s’est installée actuellement dans une bâtisse délabrée, le quartier populaire d’Oued Tolba, de Tiaret.

Selon ses proches, Il a quitté l’école très tôt pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a perdu son père dès son jeune âge et sa mère souffre d'une maladie psychiatrique.

Contrairement à la version qui voudrait le faire passer pour un toxicomane, il n’était pas un homme à problèmes. De l'avis de ses voisins, Hichem était un jeune gentil.

La mort du jeune Hichem s'ajoute à une longue série de décès par immolation enregistré en Algérie depuis le début de l'année 2011.

Photo : Tiaret, mardi 31 janvier à l'enterrement de Hichem



Commentaires  

 
-1 #6 Hamza 03-02-2012 03:34
3
Une quantité importante de bière de toutes marques, vins et autres spiritueux a été emportée par des jeunes habitant les quartiers alentour. Des arrestations ont été opérées par la police. Dans un communiqué distribué à la presse, la coordination de la société civile de la ville de Sougueur a dénoncé ce qu'elle a qualifié de «manœuvres dilatoires visant à détourner les responsables locaux et les citoyens de toute la wilaya des véritables priorités, (…)».
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-1 #5 Hamza 03-02-2012 03:32
2
«Les clients nombreux se trouvant à l'intérieur de l'établissement classé n'ont pas été inquiétés, les assaillants voulant s'en prendre directement au propriétaire lui-même auquel appartient également le débit de boissons alcoolisées mitoyen», a-t-on indiqué de source sécuritaire.
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+1 #4 Hamza 03-02-2012 03:31
selon le quotidien d’Oran
Sougueur: Un bar incendié
Sougueur: Un bar incendié

par El-Houari Dilmi
Un bar situé à la sortie de la ville de Sougueur, à une trentaine de kilomètres au sud de Tiaret, a été incendié dans la soirée de mardi par des jeunes qui ont investi l'endroit par dizaines vers vingt heures. En effet et alors que tous les regards étaient braqués sur Tiaret où se déroulaient des heurts violents entre forces anti-émeute et des émeutiers, des jeunes, par dizaines, ont pris d'assaut un bar, situé à la sortie de la ville, qu'ils ont totalement incendié avant de s'en prendre à un débit de boissons alcoolisées mitoyen. Les assaillants ont tout pillé à l'intérieur du bar avant de saccager le mobilier se trouvant à l'intérieur des locaux.
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+8 #3 Kichi Duoduma 01-02-2012 10:02
L'immolation est une mort horrible qui ne servira à RIEN en Algérie. Ce n'est pas parce que Bouazizi s'est immolé en Tunisie que le régime de Ben Ali est tombé. Son immolation n'était que l'étincelle qui a causé l'explosion. En Tunisie, toutes les conditions étaient réunies pour une détonation. Il ne restait plus que l'étincelle. S'il s'était immolé une année avant il n'aurait été qu'un fait divers pas même mentionné dans la presse. En Algérie, il semble que la poudre est mouillée, Aucune quantité d'étincelles ne suffit à la détoner pour le moment. Quand le moment sera propice, quand la poudre sera bien sèche, l'étincelle viendra de quelque chose d'inattendu: une gifle de trop de la part d'un policier, un mot déplacé d'un membre du gouvernement, un malade non soigné, etc. On ne le saura qu'après coup, mais une chose est certaine, l'immolation ne servira plus à rien en Algérie ou ailleurs, parce que l'effet de surprise et de choc de Bouazizi ne peut pas être répété.
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