Le wali d’Illizi, Mohamed Laid Khelfi, enlevé par un groupe armé lundi à été libéré dans la journée du mardi 17 janvier, a appris DNA de sources sécuritaires. Le wali a été remis aux autorités algériennes par des responsables libyens, comme annoncé quelques heures plus tôt un sénateur algérien. C’est la première fois qu’Alger et Tripoli coopèrent dans le domaine de la lutte contre le terrorisme depuis la chute du colonel Kadhafi en octobre 2011.
Le wali d’Illizi qui a été libéré sain et sauf se trouvait dans le territoire libyen après avoir été kidnappé lundi dans la zone de Timeroualine (80 km à l'ouest du poste frontière de Debdeb), dans le sud-est de l'Algérie et emmené en Libye.
Les autorités libyennes ont libéré mardi, en territoire libyen, le wali d’Illizi, Mohamed Laid Khelfi, qui sera remis de façon « imminente » aux autorités algériennes, a confirmé l’APS via une source proche du ministère de l’Intérieur et des Collectivités.
La même source a précisé que les ravisseurs ont été arrêtés à 150 km en profondeur du territoire libyen, ajoutant que le wali sera remis aux autorités algériennes au poste frontalier de Deb Deb (sud-est de l’Algérie).
Le wali a pu joindre mardi sa famille par téléphone afin de les rassurer, a ajouté la même source.
Les Libyens devraient le ramener au poste frontalier de Debdeb et le remettre aux autorités algériennes aujourd'hui avant le coucher du soleil, avait indiqué à l’AFP M. Houma quelques heures auparavant.
Le ministère algérien de l'Intérieur et des Collectivités locales a confirmé mardi l'enlèvement la veille du préfet Mohamed Laid Khelfi alors que celui-ci était en mission.
Selon les indications fournies à l'AFP par M. Houma, M. Khelfi était parti calmer une manifestation de jeunes dans la ville de Debdeb, frontalière avec la Libye.
Le wali revenait sans escorte avec son chauffeur, son chef de protocole et le président de l'APW (assemblée régionale), quand son véhicule a été intercepté par un autre véhicule avec à son bord trois jeunes de Debdeb, a affirmé M. Houma qui a dit ne pas comprendre que M. Khelfi puisse se déplacer sans gardes.
Le wali, dont le véhicule a été retrouvé « abandonné » non loin du lieu de l’enlèvement, « a pu prendre contact par téléphone avec sa famille à 21h30 sans toutefois préciser le lieu où il se trouvait », selon le ministère algérien.
Le ministère algérien a précisé connaitre l’identité des trois ravisseurs, « trois jeunes algériens armés et identifiés », sans fournir d’autres indications.
En revanche, des sources sécuritaires on affirmé à l’agence Reuters que ce haut fonctionnaire qui avait servi à Alger avant d’être muté à Illizi était entre les mains d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
C’est la première fois depuis 15 ans qu’un wali fait l’objet d’un kidnapping de la part d’un groupe terroriste.
Cet enlèvement d'un haut responsable qui bénéficie pourtant d'une protection rapprochée constituée de policiers et de gendarmes et qui ne se déplace jamais sans une importante escorte pose avec acuité le problématique sécuritaire dans le sud algérien.
Les groupes armés qui se sont spécialisés dans le rapt des touristes occidentaux libérés contre paiement de fortes rançons prouvent désormais qu'ils sont en mesure de s'attaquer à de hauts responsables civils ou militaires.


Commentaires
Le DRS est capable de s'allier avec le diable...
Logique à deux balles et déduction fortuite. Non, l'OTAN a fait le boulot au vu et au su de tout le monde tandis que le DRS a joué contre le CNT libyen. Il s'est rallié par la force des choses. Par conséquent, ce n'est pas la peine d'essayer de vriller les choses.
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