La guerre des mots. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé vendredi 23 décembre la France d'avoir commis un génocide en Algérie. Il a également rappelé le passé du père de Nicolas Sarkozy qui fut légionnaire en Algérie dans les années 1940. Cette déclaration intervient après l'adoption par les députés français d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915, qu'Ankara réfute.
« On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide », a déclaré Erdogan lors d'une conférence.
Il a ensuite accusé Nicolas Sarkozy de jouer sur « la haine du musulman et du Turc » à des fins électoralistes. « Le président français Sarkozy a commencé à rechercher des gains électoraux en utilisant la haine du musulman et du Turc », a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence.
« Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (...), qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940, a-t-il ajouté. Je suis sûr qu'il (Pal Sarkozy) a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie. »
Pal Sarkozy, d'origine hongroise, s'est engagé pour cinq ans dans la légion étrangère en 1945 avant d'être affecté à Sidi Belabes, dans l'ouest d'Algérie. Il sera démobilisé en 1948.
Le Premier ministre turc avait ordonné jeudi en représailles la suspension des visites bilatérales, le rappel pour consultations de l'ambassadeur de Turquie en France et ajouté que « les exercices militaires communs avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays avaient été annulés » pour protester contre l'adoption de ce texte.
Avant son élection en 2007, le candidat Sarkozy avait promis aux représentants de la forte communauté arménienne de France, estimée à un demi-million de personnes, de soutenir le vote d'un texte de loi réprimant la négation du génocide de 1915.
Toutefois, ce texte a été enterré en mai 2011 faute d'une majorité au Sénat suscitant l'amertume des Arméniens de France et de leurs partisans.
En remettant sur le tapis cette loi à moins de cinq mois de la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy veut donc capter les voix de cette communauté.
Mais le président Nicolas Sarkozy entretient un double langage dans la mesure où ce qui est valable pour la Turquie ne l’est pas pour l’Algérie.
Lors de sa visite effectuée en Algérie du 3 au 5 décembre 2007, Nicolas Sarkozy avait refusé de présenter des excuses pour les crimes commis durant la colonisation française en dépit des multiples demandes des autorités algériennes.
Nicolas Sarkozy : « Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter (…) Oui, des crimes terribles ont été commis des deux côtés (…) Notre histoire est faite d’ombre et de lumière, de sang et de passion. Le moment est venu de confier aux historiens algériens et français d’écrire ensemble cette page d’histoire tourmentée. »
Avec agences
Photo : La une du journal turc Sözcü


Commentaires
Ya Si-tchektchouka, si tu ne comprends pas l'importance du produit par habitant alors nous perdons notre temps à discuter ici. J'ai mieux à faire.
`Amrû ibn Hichâm ibn al-Mughîra1 (arabe : عمرو بن هشام بن المغيرة) était le fils de Hichâm et le chef des Banû Makhzum. Il fut tout d'abord surnommé Abû al-Hakam2 (arabe : أبو الحكم), qui signifie «Père de la Sagesse» ou «Père de l'arbitrage», car il était considéré comme un sage parmi les Quraysh. Il fut ensuite surnommé 'Abû Jahl3 (arabe : أبو جهل) « Père de l'ignorance », par les musulmans.
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