Trop vite dit ! Le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, avait annoncé vendredi 13 janvier que la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, allait effectuer une visite en Algérie en février prochain. A Washington, l'annonce empressée du chef de la diplomatie algérienne est vite douchée par une autre annonce : Mme Clinton n'a pris aucune décision pour l'heure.
« L’intention d’effectuer une visite en Algérie a été exprimée depuis quelques mois par Mme Clinton, répondant à une invitation adressée par l’Algérie, et nous nous réjouissons de la recevoir », a précisé M. Medelci en visite à Washington durant deux jours.
Si pour les officiels algériens le principe et la date de cette visite sont actés, rien n’est moins sûr du côté du Département d’Etat américain.
Selon une source officielle à Washington qui s’est confiée mardi 17 janvier à l’agence Reuters, « la secrétaire d’Etat n’a pas pris de décisions » concernant cette visite en Algérie.
On s’en doute. Une éventuelle virée, même de très courte durée, de Mme Clinton serait perçue comme un formidable soutien au pouvoir algérien sorti indemne du vent de révolte populaire qui a balayé les régimes en place depuis des décennies en Tunisie, en Egypte et en Libye.
L’Algérie demeure le seul pays du Maghreb auquel la secrétaire d’Etat américaine n’a pas consacré de visite depuis sa nomination à ce poste en 2009.
Mme. Clinton s’est rendue au Maroc à deux reprises en 2009 et une fois en Tunisie en 2011, mais elle s'est gardée de faire escale à Alger.
Certes plusieurs officiels américains civils ou militaires se rendus en Algérie au cours de l'année écoulée, mais Washington n'a pas jugé politiquement opportun d'y dépêcher la Secrétaire d'Etat.
C'est qu'un déplacement d'Hillary Clinton à Alger, à quatre mois de la tenue des élections législatives en mai prochain, serait perçu comme une sorte de blanc seing aux réformes politiques engagées par le président Bouteflika.
Or, c’est loin d’être le cas.
Si les Américains encouragent ces réformes, ils ne manquent pas en revanche d’insister sur une plus grande ouverture démocratique.
Au terme de la visite de M. Medelci à Washington, Mme Clinton a ainsi affirmé aux journalistes qu’Alger a « entrepris des réformes significatives, et nous les saluons.»
« Nous voulons voir l’Algérie mettre en place de vraies bases démocratiques qui reflètent les aspirations du peuple algérien, a-t-elle précisé. Nous félicitons le gouvernement algérien pour ses récents efforts dans cette direction. »
Hillary Clinton à Alger en février 2012 ? C’est trop vite annoncé!


Commentaires
Ettês, Ettês mazal lhâl !
Parle pour toi , Ya mys n'temourt !
Le "moisi " , c'est pour ceux qui se sentent morveux !.....et bien : ils n'ont qu'à se moucher !
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