Des commandants syriens, au moins 74 officiers militaires et des renseignements, ont ordonné d'ouvrir le feu aveuglément sur des manifestants sans armes, a indiqué Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi 15 décembre réalisé à partir d'entretiens avec des soldats ayant fait défection.
Ces déserteurs ont cité le nom de 74 officiers militaires et des renseignements « qui auraient ordonné, autorisé, ou toléré des opérations de grande ampleur de meurtres, de torture, et des arrestations illégales », a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.
Les soldats ont eu pour ordre de mettre fin aux manifestations « par tous les moyens nécessaires », dont la force létale, a indiqué HRW précisant que son rapport intitulé « par tous les moyens nécessaires » a été réalisé à partir d'entretiens avec plus de 60 ex-soldats syriens.
Environ la moitié des déserteurs interrogés ont indiqué avoir reçu des ordres directs pour tirer aussi bien sur les manifestants que sur les passants.
« Les déserteurs nous ont donné les noms, les rangs, les fonctions de ceux qui ont donné les ordres de tirer et de tuer », a indiqué Anna Neistat, directrice associée de HRW pour les urgences, dans un communiqué.
L'un de ces déserteurs a indiqué qu'il avait été envoyé à Deraa (sud) et que son commandant lui avait donné l'ordre de tirer sur des manifestants le 25 avril.
« Le commandant de notre régiment, le Brigadier général Ramadan Ramadan disait ‘Ayez recours à des tirs nourris. Personne ne vous demandera d'explications’. Normalement nous devons économiser les balles, mais cette fois il a dit ‘utilisez autant de balles que vous voulez’ », a-t-il indiqué, selon le rapport.
« Et quand quelqu'un demandait ce que nous étions censés viser, il disait, ‘tout ce qui se trouve en face de vous’. Une quarantaine de manifestants avaient été tués ce jour là’ », a raconté ce témoin.
Le président syrien Bachar al-Assad accuse des rebelles armés d'être responsables du bain de sang, a indiqué HRW ajoutant que l'organisation avait recensé des cas où des forces anti-régime avaient attaqué des soldats.
Mais, selon HRW, la plupart des manifestations sur lesquelles l'organisation a pu avoir des informations, étaient pacifiques, ajoutant que les commandants militaires syriens responsables d'abus contre des manifestants devront rendre des comptes.
« Chacun des officiers identifiés dans ce rapport, jusqu'aux plus hauts niveaux du gouvernement syrien, devraient répondre de leurs crimes contre le peuple syrien », a indiqué Mme Neistat, pressant le Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale (CPI) de ces cas.
Les déserteurs rapportent également des mauvais traitements et des actes de torture sur les manifestants, arrêtés parfois arbitrairement.
« Nous avons battu les gens à l'intérieur des bus et dans les centres de détention, se souvient un membre des forces spéciales Hani, avant de détailler : Au centre de détention, nous les avons mis dans la cour et les avons battus au hasard, sans les interroger. »
Un ancien membre des moukhabarats, affecté à la base militaire de l'aéroport de Mezzeh, énumère les méthodes employées pour faire parler les prisonniers : coups de bâton, de fouets, pendaison par les mains, décharges électriques sur différentes parties du corps, privation de sommeil, de nourriture et d'eau.


Commentaires
wach klatek ? de quoi parles tu cretin ? TU ES COMPLETEMENT HORS SUJET.de quelles filles parles tu ? T'A RENIER TA FILLE OU TA SOEUR ? explique toi pour une fois !!!!! de quelle époque parles tu ? M'enfin tu deraille ou quoi ? keep cool man, du calme,du calme......DJAZAYRI DITES VOUS ? HUMMMM HUMMMM.
De toute façon, la liberté a un prix, mais les bourreaux, malgré tout.........
Ma question ne trouvera pas de réponse bien entendu parce que c'est une question qui s'impose.
Tu préfères éviter d'y répondre en déviant la discussion vers un autre chemin .
C'
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