
Un attentat à la voiture piégée a secoué vendredi 19 octobre le secteur est de Beyrouth, faisant au moins 8 morts et 78 blessés, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI). Selon le responsable des opérations de la Croix-Rouge, Georges Kettané, au moins 78 personnes ont été blessées dans l'explosion près de la place Sassine, dans le quartier chrétien d'Achrafieh. le chef des renseignements aurait été tué.
Le bilan diffusé par le gouvernement en milieu d'après-midi fait état de trois morts, les médias locaux parlant de huit.
Le procureur général de la République, Hatem Madi, a confirmé que l'attentat était du à une voiture piégée qui « été projetée à des dizaines de mètres ». Des enquêteurs ont affirmé à l'AFP que « la charge explosive était de 30 kg ».
Le général Wissam Al-Hassan qui dirige les services des renseignements des Forces de sécurité intérieures aurait été tué dans l’explosion, rapporte la chaîne de télévision libanaise Al Jadid.
Un photographe de l'AFP a vu deux immeubles dévastés. Un immeuble était en feu et les volontaires de la Croix-Rouge faisaient sortir des blessés, le visage ou le corps ensanglanté. Des passants sous le choc étaient en pleurs.
Des balcons étaient à moitié effondrés, des vitres brisées jonchaient le sol. Les pompiers et des membres de la défense civile entrent dans les immeubles à la recherche des victimes. « Nous avons entendu une puissante explosion. Nous avons senti le sol trembler sous nos pays », a affirmé Roland, 19 ans. Des parents des employés de la Banque européenne du Moyen-Orient (BEMO), dont les vitres ont été soufflées, tentent d'avoir des nouvelles de leurs enfants. « Où est Pierre ? » crie un homme.
« Maman, maman »
Une jeune femme de 25 ans sous le choc s'écriait « maman, maman » et recherchait sa mère dans les décombres. Les télévisons libanaises ont montré des images de destructions énormes, avec des débris dans les rues et des carcasses de voitures calcinées. L'armée et le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, sont arrivés sur place.
Une étudiante en droit à Beyrouth, Cherine, annonce sur son compte twitter que le bilan est de 8 morts et publier des images de la scène où l’explosion a eu lieu.
Aucune revendication officielle n'a encore été diffusée. La Syrie a condamné un attentat « terroriste » et « lâche », alors que plusieurs personnalités politiques du Liban ont accusé Damas d'être à l'origine des faits.
Bachar accusé
Le chef de l'opposition libanaise, Saad Hariri, a accusé le président syrien Bachar el-Assad de l'assassinat du chef des renseignements de la police, le général Wissam al-Hassan.
« Nous accusons Bachar el-Assad d'avoir assassiné Wissam al-Hassan, le garant de la sécurité des Libanais », a indiqué l'ex-premier ministre à une chaîne libanaise.
« J'accuse ouvertement Bachar el-Assad et son régime d'avoir tué Wissam al-Hassan », a affirmé de son côté à l'AFP le dirigeant druze Walid Joumblatt.
Le dernier attentat dans la région de Beyrouth remonte à janvier 2008, lorsqu'un officier des renseignements libanais, le capitaine Wissam Eid, a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée près de la capitale libanaise. Cet attentat survient alors que la guerre fait rage entre les rebelles et les troupes du régime en Syrie voisine, autrefois puissance de tutelle au Liban.
• Consulter → Panique et désolation à Beyrouth, le reportage photos du Figaro
Photo REUTERS/Hasan Shaaban



Commentaires
Les hordes islamistes sont des terroristes. Que ce soit le hamas, le ezbollah ...c'est la même merde.
la haine millénaire que nourrit les sunnites contre la Alawites est le carburant de cette soi-disant rébellion. il y a à peu près mille ans la fanatique Ibn taymiya préconisait dans ses fetwas l’extermination des alawites, l’agenda est toujours en vigueur
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