Le journaliste et ancien directeur de la télévision algérienne, Abdou Benziane ( plus connu sous le nom d'Abdou B ) est décédé d'un malaise cardiaque samedi 31 décembre à l'hôpital Mustapha d'Alger. Il avait 67 ans.
Le journaliste spécialiste des médias et de la culture a été pris d’un malaise dans la journée du vendredi avant d’être évacué vers l’hôpital où il a rendu l’âme.
Journaliste depuis 1967, il a commencé sa carrière à la revue de l’armée El Djeich où il a appris ses gammes. « Dans cette revue, je suis resté dix ans. Là j’ai appris le métier et je suis parti avec le grade de rédacteur en chef adjoint», a-t-il raconté un jour au quotidien Horizons.
Fondateur et directeur de la revue de cinéma Les Deux Ecrans dans les années 1970 et 1980, Abdou est nommé directeur de la télévision algérienne (ENTV) en 1990 sous le gouvernement de Mouloud Hamrouche à la faveur de l’ouverture démocratique née de la révolte d’octobre 1988.
Son bref passage à la tête de l’ENTV fut une vraie bouffée d’oxygène pour cette chaîne unique décriée par les téléspectateurs algériens.
Abdou B sera débarqué de son poste en juillet 1991. Il y reviendra deux plus tard, avant de claquer la porte en 1994.
Amar Bekhouche, ancien directeur de l’information à l’ENTV, a rappelé qu’à l’époque d’Abdou B, la télévision a lancé pour la première fois de son histoire des débats politiques en direct, telle l’émission "Face à la presse", ainsi que le journal de 13heures (en 1993), celui du matin et la diffusion en continu des programmes télévisuels.
De cette courte expérience, il en parle : «J’en garde une grande nostalgie et beaucoup de tendresse pour les jeunes qui ont réussi (Chebine, Khadidja Bengana, Sekkar, Hamraoui Habib Chawki, A. Bekhouche, Benmessaoud, Nassereddine Laloui) et d’autre comme Smaïl Yefsah qui ont fait une bonne télévision sans moyens techniques et financiers, comparés à ceux d’aujourd’hui (…) C’était une période spéciale, riche durant laquelle les initiatives étaient nombreuses, parfois maladroites mais toujours sincères. Le principe était simple : les émissions qui pouvaient contrarier le pouvoir politique, le DG lui-même demande à ce que l’envoi ou la diffusion soit un direct, les appareils existaient. Ce n’est pas cher, c’est spontané.»
Abdou, né en août 1944, homme caustique et chaleureux, était chroniqueur au Quotidien d’Oran et à la Tribune.
En 1991, M. Benziane a subi une opération à cœur ouvert. Abdou B. qui laisse derrière lui Trois enfants, a été dimanche 1er janvier au cimetière de Sidi Yahia (Alger).
Une grande plume s'en va.


Commentaires
A fait Mon general qu'elle la date de ta prochaine consultation en Suisse et j'espere que ce baboin de Soltani t'accompagnera.
Allah yrhamek ya SI ABDOU.
Apparemment vous ne savez même pas de qui il s'agit! Dommage d'altérer la discussion dans ces conditions.
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