
Des images qui tournent en boucle sur la toile, sur les écrans télé du monde et font la Une de la presse en Egypte et ailleurs. La répression des manifestations aux abords de la place Tahrir du Caire ont révélé des images aussi insupportables que choquantes de manifestants tabassés, brutalisés et piétinés par les forces de l'ordre égyptiennes. La photo d'une jeune femme tabassée et traînée par des militaires suscite l'indignation.
Des soldats en tenue anti-émeutes ont été filmés ces derniers jours en train de battre à l'aide de longues matraques des manifestants.
Des vidéos filmée par des amateurs montrent également plusieurs militaires s’acharner à coup de matraques, de coups de pieds et des poings sur des manifestants à terre.
Une femme à moitié dénudé (photo) a été trainée par deux militaires sur plusieurs mètres avant d’être laissée inanimée. L'identité de cette jeune manifestante n'a pas été dévoilée.
Une autre femme venue à son secours a été également rossée par les militaires.
Certains membres des forces de l’ordre ont été filmés en train de tirer avec des pistolets et de jeter des cailloux sur des manifestants qui prenaient la fuite.
Autour de la place Tahrir, plusieurs protestataires brandissaient dimanche le cliché de cette femme violentée. « C'est cette armée qui prétend nous protéger », a dénoncé l'un d'eux interviewé par l'Associated Press.
Sur Twitter également, la photo est abondamment commentée. « Ce soutien-gorge bleu va devenir un souvenir impérissable. Nous sommes toutes devenues cette jeune femme», écrit une Egyptienne, citée par la chaîne Al Jazeera.

« N'avez-vous pas honte? » s'est indigné Mohamed ElBaradei, candidat potentiel à la présidentielle.
L'Onu a dénoncé l'usage excessif de la force de la part de l'armée et de la police, au moins 10 personnes étant mortes dans ces violences depuis vendredi.
Les Etats-Unis ont pour leur part exprimé leur profonde préoccupation.
« A bas Tantaoui », ont scandé les manifestants dimanche soir en désignant le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ministre de la Défense d'Hosni Moubarak pendant 20 ans et désormais chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) supervisant la transition.
Dix mois après le renversement d'Hosni Moubarak, une partie de la population soupçonne l'armée de profiter de son rôle à la tête du processus de transition pour tenter de conserver le pouvoir.
D'autres savent gré aux militaires de chercher à maintenir le calme et l'ordre afin de permettre le bon déroulement des élections.
Photo Une : la Une du samedi 17 décembre du quotidien égyptien Al-Tahrir (Libération)
Notice : Certaines images peuvent être choquantes


Commentaires
a abou halouf...ne soit pas désolé car c'est ta nature. je suis d'accord avec toi si tu dit j'en ai honte...mais de quelle honte parles tu.
Pour ce qui concerne Atas Atas,je ne suis pas du tout d'accord avec lui.On n'a pas besoin d'être sodomisé pour être con.Et puis,de mon humble point de vue,leur répondre comme ça c'est avouer implicitement qu'on est incapable de les affronter sur le terrain des idées et de la raison,et moi,ma foi,je ne pense en avoir besoin.
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.