Hommage aux millions de contestataires qui ont envahi les rues de nombreux pays en 2011, du Proche-Orient à la Russie en passant par les Etats-Unis, l'hebdomadaire américain Time a désigné mercredi « le manifestant » comme sa « personne de l'année » 2011. S'ils ne figurent pas dans le classement du Time, des manifestants n'ont pas moins marqué l'année en Algérie.
Ces manifestants « ont déjà changé l'Histoire et ils changeront l'Histoire à l'avenir », a expliqué Rick Stengel, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, en annonçant ce choix à la télévision.
« Du printemps arabe à Athènes, d'Occupy Wall Street à Moscou », écrit en couverture l'hebdomadaire, qui montre l'image d'une personne jeune, à la bouche et au nez recouverts d'un foulard, les cheveux cachés par un bonnet.
« Partout les gens ont dit qu'ils en avaient assez. Ils ont contesté, ils ont exigé. Ils n'ont pas désespéré, même quand les réponses sont arrivées sous forme de gaz lacrymogènes ou de balles », a observé M. Stengel.
Le martyr de Bouazizi
« Personne n'aurait pu savoir que lorsqu'un vendeur de fruits tunisien s'est immolé sur une place, cela générerait des manifestations qui ont fait tomber des dictateurs en Tunisie, Eygpte et Libye, et secoué les régimes en Syrie, au Yémen ou à Bahreïn ».
« Ou que l'esprit de contestation mènerait les Mexicains à se dresser contre la terreur des cartels de la drogue, les Grecs à manifester contre des dirigeants injustifiables, les Américains à occuper des espaces publics pour protester contre les inégalités et les Russes à se rassembler contre une autocratie corrompue », a détaillé M. Stengel.
Une tradition au Time
« La personne de l'année », est une tradition pour l'hebdomadaire Time depuis 1927. Elle est désignée, après un vote du public, par ses journalistes.
Ce n'est pas la première fois qu'un groupe ou un concept sont désignés « personne de l'année ».
Alors que parfois le choix entre les finalistes fait l'objet d'âpres discussions, il s'est imposé facilement cette année.
« Il y avait un vrai consensus parmi nos correspondants et journalistes. Tout le monde a pensé que c'était le bon choix, le plus sérieux. Cela nous a semblé juste », a expliqué Rick Stengel.
Le magazine fait en pages intérieures le portrait de 50 de ces manifestants dans le monde, dont un chien repéré lors des défilés organisés dans les rues d'Athènes.
L'Algérie pas épargnée par les émeutes
Quid de l’Algérie ? A l’instar des autres pays arabes, l’Algérie a connu une vague de manifestations, d’émeutes et de tentatives d’immolations pour protester contre le régime du président Bouteflika, dénoncer les inégalités sociales, réclamer plus de droits démocratiques ou pour revendiquer justice et dignité.
De violentes émeutes avaient secoué le pays en janvier 2011 faisant cinq morts alors que l’opposition démocratique a tenu dans le courant du mois de février des manifestants dans la capitale, durement réprimées par la police.
Au cours de l’année 2011, étudiants, gardes-communaux, médecins résidents sont également descendus dans la rue pour porter des revendications socioprofessionnelles.
Une vingtaine d'immolés
A l’instar de Mohamed Bouazizi, 26 ans, ce marchand ambulant qui s’est immolé en Tunisie, une vingtaine d’Algériens se sont immolés par le feu dans plusieurs régions d’Algérie pour protester contre la mal vie et la hogra (l’injustice).
Au moins cinq parmi ces désespérés de la vie ont trouvé la mort, parmi elles Mohcin Bouterfif, un chômeur de la wilaya de Tébessa, à l’Est d’Algérie, est décédé le 24 janvier 2011 des suites de ses graves brûlures.
Avec AFP


Commentaires
t'a raison l'ami mieux vaut MDR que MRBrûlé
Arabes (selon les régimes en place) , Russes , Iraniens et pourquoi pas Chinois ...
Allez de l'avant brûlez vos pays !
MDR
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