Samedi 17 septembre 2011, nous posions cette question : combien de temps Ighil Meziane tiendrait-il comme entraineur de la JSK? 105 jours. Nommé le 17 septembre, Ighil Meziane a été dégagé le 29 décembre. Ce passage express d’Ighil accrédite le patron de la JSK d’un nouveau record, celui de président de club qui a consommé le plus grand nombre d’entraineurs en 18 ans de carrière à la tête du club kabyle : trente neuf.
Avec le départ d’Ighil et l’arrivée d’un nouveau coach, Mohand Cherif Hannachi, 61 ans, aura ainsi nommé 39 entraineurs pour diriger la JSK depuis sa nomination comme président du club en 1993.
Ancien défenseur central de la JSK avec laquelle il a remporté plusieurs titres, Moh Chrif, comme on le surnomme, prend la tête du club de la Kabylie pour ne plus la lâcher.
Hannachi est une sorte de sous-marin nucléaire : insubmersible. Attaqué, contesté, vilipendé, mais jamais coulé.
Insubmersible
Depuis 18 ans que l’homme traine sa silhouette imposante à travers les stades d’Algérie et d’Afrique, qu’il fait et défait les carrières et les réputations de ses entraineurs, rien ne semble l’atteindre. Les critiques glissent sur lui comme des gouttes de pluie sur un parapluie.
Fort en gueule, caractère bien trempé, usant souvent d’un langage de charretier, mélangeant allégrement sports, business et politique, l’homme n’a pas son pareil pour nommer et dégommer un entraineur en deux trois mouvements.
Mais Mohand Cherif Hannachi, 61 ans, cultive un vrai paradoxe.
Palmarès éloquent
Si sa gestion du club est remise en cause, si son management des hommes est décrié, si encore ses accointances politiques font l’objet de moqueries, son palmarès constitue sa meilleure carte visite.
Il est le président qui a remporté le plus de trophées parmi tous les clubs de l’élite du football algérien.
A la tête de la JSK, son palmarès est tout éloquent. Quatre fois champions d’Algérie, deux fois vainqueur de la coupe d’Algérie, une coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupes, trois fois vainqueur de la Coupe de la CAF. Sans compter le nombre de fois où le club a fini vice-champion d’Algérie ou finaliste de la coupe d’Algérie.
Le paradoxe est donc là : jamais un dirigeant n’a gagné autant de trophées durant les vingt dernières années mais jamais un président n’a été autant contesté que l’est Hannachi.
Pour énumérer les reproches adressés à Moh Cherif, il faudrait plus qu’une feuille de match.
Un président contesté
Ses compagnonnages politiques. Depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, Hannachi a décidé de coller aux basques du président et de ses hommes. D’autres présidents de club font de même, d’anciennes gloires du football algérien font pareil, mais Hannachi en rajoute.
En mars 2009, il n’a pas hésité à afficher publiquement son soutien au président Bouteflika lors de sa campagne électorale pour un troisième mandat.
Opportuniste, il n’y a pas que chez ses détracteurs que l’on souligne ce trait de caractère. Abdelmalek Sellal, alors directeur de campagne du candidat Bouteflika, s’est fendu d’une déclaration vacharde pour épingler le boss de la JSK.
Soutien à Bouteflika
« En 2004, dit Sellal, Hannachi a préféré se rendre à Paris pour ne pas soutenir Bouteflika, aujourd'hui (2009, NDLR), il fait tout pour se montrer aux côtés du président ».
En 2004, Bouteflika n’était pas quasiment sûr de rempiler pour un deuxième mandat. En 2009, le match était plié d’avance. Et Moh Cherif Hannachi était là pour la photo.
Et puis, il y a ce sponsoring avec le journal arabophone Echourouk.
Sponsoring
Sa décision de nouer en 2009 un partenariat avec ce quotidien dont les écrits et la ligne éditoriale ne comptent pas beaucoup d’adeptes parmi les inconditionnels du club kabyle reste encore au travers de la gorge de ceux qui estiment que si les comptes du club en tirent profit, son image en pâtit.
Et puis, il y a encore ses déclarations intempestives contre les dirigeants de la fédération algérienne de football, à leur tête son président Mohamed Raouraoua, contre les arbitres, les entraineurs, les joueurs, les journalistes.
Son dernier commentaire livré à l’adresse de M. Ighil - « Ighil frappait son père et ce dernier avait d’ailleurs porté plainte…» - n’est pas pour adoucir cette mauvaise réputation.
Bref, Moh Cherif dézingue à tout va quitte pus tard à se déjuger, à se renier, à faire volte-face.
Et puis, il y a ces annonces fracassantes de démissions qui durent le temps d’une partie de foot.
Démissions annoncées
Le matin il annonce sa démission, le soir il jure qu’il ne quittera pas son club pour rien au monde. Un jour il s’engage à remettre le tablier, fatigué, usé, un autre il explique que le club a besoin de lui. Hannachi déroute autant qu’il désespère même ses plus fidèles supporters.
Mais plus que ces attelages politiques, le sponsoring avec Echourouk, ses sautes d’humeur, son mauvais caractère, c’est sa consommation immodérée des entraineurs qui désoriente chez Mohand Cherif Hannachi.
Entraineurs feux de paille
Recrutés à coups de milliards, ils sont parfois éjectés après 5 ou 6 mois d’exercice, voire moins. Le cas d’Ighil en est la parfaite illustration : viré après 105 jours d’exercice.
Les paris sont encore une fois ouverts : combien de temps tiendra le successeur d’Ighil Meziane sous la présidence de Mohand Cherif Hannachi ?
PS : Un groupe de journalistes a lancé sur le net une pétition intitulée Tous pour que la JSK redevienne la JSK pour demander le départ de Hannachi. Voir le lien ICI


Commentaires
hannachi n,a jamais ete un guide plutot un gestionnaire qui cherche juste l,interret personnel, a ce jour il a eux ce qu'il voulait.Hannachi et du meme moule que Elhadi de la culture, c,est la race de rapace.
Citation en provenance du commentaire précédent de Kamkamal :
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