L'enquête bouclée : Sarah Khatib s'est jetée du toit de l'hôtel, le prévenu accusé de «khoulwa»

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L'enquête préliminaire sur la mort de l'adolescente algérienne Sarah Khatib, 15 ans, décédée à la Mecque ( Arabie Saoudite) le 14 septembre dernier est bouclée. Selon le porte-parole du bureau du procureur qui a rendu public mardi 28 septembre un communiqué, la jeune «fille a sauté du toit d'un hôtel dans une tentative d'échapper à l'un des employés de l'établissement, de nationalité arabe, qui l'avait attirée là». Accusé de relation illégitime, le prévenu risque la peine de mort.


L'employé a été «accusé de Khoulwa», terme arabe désignant un aparté entre un homme et une femme sans lien de parenté, une relation considérée comme un crime dans la charia, indique une dépêche de l'AFP. Selon cette loi en vigueur dans ce royaume, le prévenu pourrait être décapité au sabre s'il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. L'accusé a été placé en détention en attendant sa comparution devant la justice. Une peine sévère devra être requise contre lui, indique le même porte parole du procureur.

Dimanche 26 septembre, le quotidien saoudien Okaz révélait que deux Yéménites, accusés du meurtre de la jeune algérienne, avaient été déférés devant la justice et transférés à la prison centrale de la Mecque.L'un deux, dénommé Amar, serait poursuivi également de tentative de viol. Okaz rapportait que le principal accusé, Amar, avait fait des aveux circonstanciés en indiquant qu'il avait entretenu une relation avec la jeune fille. L'assassin présumé ainsi que sa victime avaient diné dans une chambre de l'hôtel où résidait Sarah Khatib peu de temps avant sa mort. Amar racontait que lui et l'adolescente dinaient lorsqu'un employé de l'établissement a fait irruption dans la chambre pour lui demander de laisser partir Sarah. Cette dernière était activement recherchée par son tuteur qui s'inquiétait de sa disparition.

Une bagarre s'en est suivie entre les deux hommes. Amar a alors demandé à l'adolescente de prendre la fuite. «Nous nous sommes disputés à propos de la fille. J'ai lui a demandé de s'enfuir avant que ses proches n'arrivent et découvrent notre relation. Prise de panique, elle s'est jetée de la fenêtre», a-t-il raconté selon ses aveux publiés par le journal Okaz. Ce dernier a précisé que le principal accusé sera poursuivi pour «khoulwa» (relation illégitime). Ce que confirme le communiqué du procureur.

Lundi 27 septembre, le secrétaire d'Etat algérien chargé de la Communauté nationale à l'étranger, Halim Benattalah, a fait savoir que le gouvernement algérien a demandé au autorités saoudiennes de l'aide pour «clarifier» les circonstances de la mort de l'adolescente algérienne. «Seule l'autorité judiciaire est en mesure de clarifier les faits», avait déclaré le secrétaire d'Etat.

Sarah Khatib, de son vrai nom Benouis, qui résidait à Marseille en France, était venue mi-septembre avec son tuteur, Boumediène Khatib, pour effectuer la Omra, pèlerinage accompli hors des dates du Hajj, le grand pèlerinage annuel. Son corps avait été retrouvé sur le toit d'un hôtel contigu à celui où elle résidait. Pour des médias saoudiens, elle essayait d'échapper à une tentative de viol et se serait jetée du balcon ou de la terrasse de son hôtel. Selon la presse algérienne, elle a été violée puis tuée.

Commentaires  

 
+2 #1 28-09-2010 20:51
la fille est morte et enterrée,sa mort suscite encore des interrogations, les wahabites, pour sauver la face et le commerce, ils ont trouver un subterfuge "la khaloua" , une drôle d'accusation!!! aidés par la machine médiatique au service des émirs "chastes et pieux" , pourtant selon les la presse algérienne et les algériens qui ont vécu le drame là bas sont formels qu'elle était violée puis jetée du 14eme étage, mais cette affirmation nuirait et donnera une image négative au sacro sainte ville de mekka et au business de la omra donc avec cette accusation l'honneur et l'image sont sains et saufs et tant pis pour l'honneur de l'adolescente.peut être qu'ils vont proposer de l'argent pour sa famille ou son tuteur afin qu'ils cessent les éventuelles poursuites judiciaires ou de trop parler a la presse.
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